Un superbe soleil a pointé son nez dans ma brume. Mon autre lumière s'éteint dans des bruits de vaisselle cassée, dans les vapeurs des boîtes de bière et m'a laissé ce sentiment d'insécurité qui ne devrait pas rimer avec amour. Alors même que ce soleil naissant me dit « je vais te réchauffer de mon sourire et de mes pensées » ma brume enveloppe ces beautés et me fait penser « Tu te trompes, tu as mal compris, ce soleil n'est pas pour toi, ta vie c'est la brume »
Et je vais forcer ce soleil a s'éteindre à défaut de m'étreindre.
Pour ne pas lui donner de regrets, ne pas me montrer sous mon meilleur jour.
Je l'ai vu de loin, j'ai senti son intense noyau.
Est-ce vraiment fini mon âme.. our ?
Et voilà ! On y arrive doucement. Une étude, je viens d'entendre ça aux infos (mon Dieu qu'il y en a des études sur les obèses !), je disais donc une étude relate la possibilité d'un défaut du cerveau à l'état embryonnaire chez les rats obèses. Cerveau peu dense (donc les obèses sont limités. Déjà socialement ils occupent le bas de l'échelle !) qui ne recevrait pas les informations nécessaires à la limitation et la gestion de l'alimentation. Les obèses seraient donc obèses avant même la naissance. Il y a quelques mois, les obèses étaient contagieux, toujours d'après les études scientifiques, par un étrange phénomène social (Tiens, ils ont une vie sociale les obèses ?). Bref, les chercheurs vont donc essayer de réparer ces zones déffectueuses pour éliminer le problème à la base, démarche interessante et je suis sincère si ça s'arrête là. S'ils n'y arrivent pas : Dépistage précoce. Dépistage ? Et puis après ? Elimination ? J'y reviens pourquoi ne pas stériliser les obèses pendant qu'ils y sont ? Déjà tout le monde peut y aller de sa petite blague sur les gros sans avoir aucune retombée juridique, comme si l'obèse n'était pas un humain. A quand une petite distinction sur le vêtement ? Suis-je bête, comment ne pas repérer un obèse....
Le Mountche. Impressionnante statue, lugubre pour certains, d'une beauté majestueuse pour d'autres.


Un bistrot sympa et original où l'oeil ne sait se poser. Une caverne d'Ali Baba pour les passionnés des beaux téléphones.






Et la copine Martine qui déguste l'excellent et unique café filtre façon belge

Vous ne verrez peut-être plus jamais ça !

décidément ici les bancs n'ont pas la côte

le rocher au centre de nulle part

ça tourne à l'orage

Le portel

le soleil se couche sur Boulogne

Wimereux
Vous remarquerez que j'aime beaucoup les bancs.


Quend plage mais où sont les humains ?

y a-t-il quelqu'un pour s'asseoir ?
J'ai quitté Sauchy il y a maintenant 1 an et demi et je ne me sens toujours pas chez moi revenue près de Lille où j'avais toujours vécu jusque mes 38 ans, les soucis familliaux m'empêchent jusque là de pouvoir goûter aux joies passés, mon père décédé depuis peu me laisse anesthésiée et comme insensible. J'avais enfin trouvé un endroit qui me plaisait où tous mes sens étaient à l'affut, où j'avais une soeur de coeur qui vivait là avec sa fille, chez qui j'allais boire un tiot café, posé sur sa toile cirée, sa maison exhalait de douces odeurs de soupe du soir qui finissait de cuire sur le poèle en hiver "tu rtire t'baillette ?", Garçon, le chien de la maison venait me chercher une petite gauffre, levant ma main de sa truffe toujours froide. Raaa ! Sauchy min village, j'aurais aimé en effet qu'il fut vraiment le mien, j'aurais aimé aussi une place dans son petit cimetière au bord des champs. Ma meilleure amie qui vivait à Quéant, à quelques kilomètres de Sauchy (quoique.. 15 peut-être ?), me manque tant, ses chevaux, ses poules, nos fous rires les cheveux pleins de paille. Les metteux d'fu ? D'après certains, il paraît que les habitants de Sauchy sont ainsi surnomés...

Cheval écrevisse

Chouette ou hibou

Mouflon coeur

Rien de vraiment transcendant, juste un exercice, un petit défi "pastel sec" inspiré d'une vieille encyclopédie sur nos animaux de compagnie, mais je l'aime bien.
Quelques perturbations dans ma vie m'ont empêchée de venir ajouter des articles à ce blog déjà bien maigre. J'ai l'intention de revenir plus souvent alors à très bientôt.
Une tigresse qui désirait prendre un peu de repos au bord d'une rivière, fit une découverte étrange. Elle avait déjà vu des porcs-épics, mais celui-ci lui semblait fort petit, et ses aiguilles démesurément grandes en comparaison.
Du bout du nez, prenant bien garde de ne pas se blesser, elle le sentit. S'aventura ensuite à le pousser de sa lourde patte, elle se piqua un peu dans un premier temps, mais sa curiosité l'emportant, elle se prit à lui demander : « Mais qui est-tu donc ? », dans cette question, elle avait sans doute soufflé un peu trop. De l'endroit où elle avait envoyé promener la chose, une toute petite voix s'éleva : « Je suis l'oursin, je me suis égaré très loin de ma mer natale ! ».
- Je me sens seul, mais fait attention je pique. Lui dit-il d'un air amusé, oseras tu régulièrement me parler ?
- Si tu veux, mais fait très attention, je pourrais te manger.
- Aucune crainte, je suis insipide.
La tigresse n'en croyait rien et se dit : « Je pourrais sûrement m'en faire un ami ». Une abeille volant par là lui dit en passant « fais très attention à toi, tu pourrais t'en sortir meurtrie, une plaie pourrait s'infecter et t'emporter. Moi j'ai déjà vu quelqu'un goûter à cet animal et crois-moi, la forteresse qui l'entoure ne protège vraiment rien qu'on puisse butiner » ?
Elle revint tous les soirs, délaissant du fait sa famille. Certes elle s'en fit un ami, mais à quel prix ?
- Veux-tu me gratter aujourd'hui ? Lui dit-il d'un air malheureux, j'avais demandé à la sauterelle, mais la méchante m'a laissé tomber, elle ne veut plus entendre parler de moi, juste parce qu'elle s'est un peu piquée, toi tu es tellement plus gentille et plus forte aussi, même si tu souffres, tu ne m'en tiens jamais rigueur, car tu sais que tu es ma seule compagnie.
C'était vrai, elle ne pouvait le laisser dans l'embarras, elle se piqua, le gratta. Et il lui dit :
« A demain ? N'oublies jamais que c'est toi qui veux me tenir compagnie, je ne t'oblige à rien surtout ! »
Rentrant chez elle, sa patte fort douloureuse, elle ne souffla mot à personne, laissa Monsieur Tigre chasser à sa place, se laissa nourrir et alla se coucher, ne fit rien dans l'attente du rendez-vous du soir. Elle savait qu'elle allait en souffrir, déguster, se disant qu'elle ne mangerait sans doute jamais l'oursin. Tant pis ! Savoir à quel point il devait protéger sa substance essentielle lui suffisait amplement, elle allait devenir son alliée, n'y trouvant que très peu de plaisir, mais sa loyauté l'obligeait à partager ses soirées.
Quand un jour, sa vieille amie la guenon lui souffla « Mais que fais-tu avec lui ? N'as-tu donc pas remarqué qu'il na rien à protéger ? Il a emprunté ses aiguilles au porc-épic défunt. Il se nourrit de ta souffrance, il n'a aucune originalité et te vide de ton énergie, il t'éloigne de ceux qui t'aiment vraiment. Ma pauvre amie, tu vas tout perdre à te lier à ce perfide animal. De plus je connais quelqu'un qui a déjà goûté ses frères, juste une crème nauséabonde salée à vomir, une bouchée et tu auras fini, regrettant déjà d'avoir cherché à l'ouvrir.
Au bout de maintes déconvenues et après quelques années d'errance, de questionnements, la tigresse avec un énorme soupir voyant au loin sa famille espérer son retour, décida d'enfin guérir de cette amitié morbide, d'un pas nonchalant elle reprit son chemin et se promit d'un dernier regard vers la chose hideuse, qu'elle n'y reviendrait jamais, tout en plaignant de tout son cœur la prochaine créature qui se laisserait prendre au piège.

Eglise de Marquion

Chemin Vert - Baralle

Marais de l'Auberge Rouge Ecourt Saint Quentin 2

Marché de Noël à Aix la Chapelle

Marais de Sauchy Cauchy

Marais de l'Auberge Rouge - Ecourt-Saint-Quentin 3
La distance qui nous sépare n'est celle des kilomètres, ma dignité de mère, ma fierté mal placée m'empêche souvent de toi de me rapprocher. Et parce qu'ici, je suis sure que tu ne pourras me lire, je vais enfin m'exprimer. Tu n'as pas suivi le chemin que pour toi j'avais imaginé. De longues études tu n'as jamais voulu suivre. Déjà bébé, et ensuite jeune gars, tout ce que tu voulais c'est qu'on te laisse en paix, sans jamais faire quoi que ce soit qui ne viendrait de ton cœur. J'avais peur que par ce trait de caractère tu fasses ton malheur.
Et à la lumière de ce que tu aurais pu être, je n'ai rencontré que miroir aux alouettes. Quand je vois ce que certains ont en main comme chance de démarrer dans la vie. Qu'en se regardant le nombril, s'ils voient un méchant poil tordu, pour eux tout s'écroule. Quand ils se croient si forts de leurs connaissances, de leur jeunesse, qu'ils s'autorisent à jouer de la sincérité des êtres.
Toi qui n'a pas suivi d'études mais qui a le cœur grand. Toi qui jamais ne te moques. Toi qui peux t'amuser mais jamais au dépends d'un autre. Toi qui ignore ce qu'est la cruauté. Toi qui a su partager. Tu es certes loin d'être parfait mais tu cherches avant tout à être toi, tu ne débites pas de longues phrases ennuyeuses pour briller en société. Et tu peux regarder les autres dans les yeux sans avoir honte de ce que tu es.
Alors là, tu vois mon fils, toi qui as 22 ans, qui a fondé un foyer, qui seras bientôt un chef de famille, et qui me fera grand-mère pour la deuxième fois (à ma grande revient l'honneur de m'avoir fait ma première petite fille), je te dis ici ce que je voudrais dire bien fort, JE SUIS FIERE DE TOI.
Tu es doté de l'intelligence vraie et je suis sure qu'au petit bout de vie qui pousse au creux de ta gentille épouse, tu sauras le transmettre ce trésor qu'est la SINCERITE.
Je t'aime mon fils.